Subscribe to Canadian Geographic
La Société géographique royale du Canada et Canadian Geographic présentent :
Projet d'oiseau national
Projet d'oiseau national

Éducation

Canadian Geographic Education

Canadian Geographic en classe
Vous voulez faire participer vos élèves au Projet d’oiseau national? Téléchargez un plan de leçon « Canadian Geographic dans la classe » gratuit ici et demandez à vos élèves de soumettre leur texte dès aujourd’hui!

Vous avez besoin de vous rafraîchir la mámoire à propos de certains oiseaux du Canada? Voyez nos fiches d’information ici.


Canadian Geographic Éducation
Can Geo Éducation a pour mission de renforcer l’engagement envers la géographie dans les classes de la maternelle à la fin du secondaire à travers le pays. À titre de comité éducatif de la Société géographique royale du Canada, Can Geo Éducation produit des ressources bilingues gratuites, comme CG dans la classe, pour renforcer l’enseignement de la géographie au Canada.

Les enseignants peuvent s’inscrire et devenir membres gratuitement sur education.canadiangeographic.ca.

Venez visiter cette page pour lire des articles rédigés par des ornithologues, des écologistes, des agents de protection de la nature et des éducateurs tandis que le Projet d’oiseau national est en cours. Vous découvrirez des espèces d’oiseaux peu connues au Canada, mais qui sont tout aussi fascinantes. De plus, vous apprendrez au sujet de la recherche et de la protection de l’habitat, des programmes scientifiques pour les citoyens qui invitent dans la nature, du suivi des oiseaux et de la collecte de données précieuses pour les scientifiques, et encore davantage.




L’oiseau national du Canada : quelques candidats négligés

par Jody Allair, biologiste et éducateur en sciences, Études d’Oiseaux Canada

Les oiseaux sont attrayants, captivants, omniprésents et particulièrement aptes à servir d’intermédiaires entre les êtres humains et la nature. Le plaisir que procure l’observation des oiseaux croît avec l’usage : plus on la pratique, plus on veut découvrir et apprendre.

Les oiseaux ont toujours pris une part importante dans ma vie. Pourtant, quand j’ai commencé à les observer, je n’avais jamais entendu parler du Bruant à face noire ou de la Paruline du Canada. Mais est-ce que ce relatif anonymat rend ces deux espèces non admissibles au titre d’emblème aviaire du Canada?

Il n’est pas étonnant que certains pays aient choisi de gros oiseaux puissants et flamboyants — comme le Pygargue à tête blanche ou le Condor des Andes — pour les représenter. Il existe toutefois bon nombre d’oiseaux nationaux de petite taille et à l’apparence moins ostentatoire, tels le Merle à ventre roux (Brésil), la Grive mauvis (Turquie) et l’Hirondelle rustique (Autriche). À l’heure actuelle, deux oiseaux chanteurs, le Mésangeai du Canada et la Mésange à tête noire, ont obtenu assez de voix pour figurer parmi les cinq premiers aspirants au titre chez nous. Et le Grand Corbeau, notre plus gros oiseau chanteur, n’est pas loin derrière.

Pour moi, un des aspects les plus intéressants du concours visant à désigner notre emblème aviaire national est l’occasion qu’il donne aux gens de mieux apprécier l’incroyable diversité des espèces d’oiseaux qui vivent chez nous. À mon avis, trois espèces méritent qu’on s’y attarde : le Bruant à face noire, la Paruline du Canada et le Junco ardoisé.

Le Bruant à face noire
Ce gros bruant paré de couleurs vives est un vrai habitant des régions sauvages; la zone de transition située entre la forêt boréale et la toundra du Bas Arctique est son territoire de prédilection. Son aire de reproduction s’étend vers l’est depuis le delta du Mackenzie jusqu’à l’extrême nord de l’Ontario. Elle est si lointaine que le Bruant à face noire est un des derniers oiseaux chanteurs du continent dont on a découvert des nids et des œufs. L’espèce hiverne dans toute la région des Grandes Plaines aux États Unis. Pourquoi faudrait il qu’elle figure parmi les aspirantes au titre d’emblème aviaire du Canada? Eh bien, ce bruant est le seul de nos oiseaux chanteurs qui est endémique. Autrement dit, il ne niche pas ailleurs qu’au Canada. Il est donc on ne peut plus canadien!

La Paruline du Canada
Son seul nom fait de cet oiseau un candidat, sans compter que son magnifique plumage l’avantage. L’aire de reproduction de l’espèce s’étend depuis le nord est de la Colombie Britannique jusqu’en Nouvelle Écosse en couvrant tout le sud de la forêt boréale et de l’Ontario ainsi que le nord est des États Unis et toute la région des Appalaches. À quel point cette paruline mérite t elle son nom? Environ 80 % de la population niche au Canada. L’ensemble de la population passe l’hiver dans le nord de l’Amérique du Sud, principalement dans les Andes. Les données du Relevé des oiseaux nicheurs révèlent que les effectifs de l’espèce ont fortement chuté ces 40 dernières années (en moyenne de 2,9 % par année depuis 1970). Cette paruline est désignée espèce menacée au palier fédéral depuis 2008. Les changements survenus dans les forêts boréales au Canada et la perte d’habitat dans l’aire d’hivernage comptent parmi les causes du déclin de la population. Si l’on manifeste une plus grande fierté à l’endroit de la Paruline du Canada et qu’on fait davantage connaître sa situation critique, cela ne pourra que lui être bénéfique à long terme.

Le Junco ardoisé
Au premier abord, le choix de cette espèce comme candidate au titre d’oiseau national du Canada peut paraître discutable. Celle-ci est toutefois présente partout sur notre territoire. Notre junco niche dans nos forêts de conifères et hiverne dans tout le sud du pays ainsi qu’aux États-Unis. Contrairement au Bruant à face noire et à la Paruline du Canada, il est un de nos oiseaux forestiers les plus répandus et les plus communs. Et il est très familier aux nombreuses personnes qui nourrissent les oiseaux l’hiver. Le Junco ardoisé est une des espèces le plus fréquemment signalées par les participants au Projet FeederWatch d’Études d’Oiseaux Canada, une activité de science citoyenne qui se déroule sur tout notre continent. La désignation d’une espèce familière comme emblème aviaire national pourrait présenter plusieurs avantages. Entre autres, encourager les citoyens à prêter un peu plus d’attention aux juncos et aux autres oiseaux fréquentant les mangeoires pourrait être un bon point de départ pour qui souhaite inciter plus de gens à apprécier et préserver l’avifaune!

Je conçois que des espèces populaires comme le Plongeon huard, le Harfang des neiges et la Bernache du Canada obtiendront la majorité des voix. Je souhaite cependant attirer l’attention sur le vaste choix offert et les mérites de certaines autres espèces possibles. Si c’est ici que vous avez fait connaissance avec le Bruant à face noire, j’aurai atteint mon but!

Le projet de désignation de l’oiseau national du Canada fournit une magnifique occasion de mieux faire connaître les oiseaux fascinants de notre pays. Il vaut la peine de prendre le temps d’examiner la liste de tous les candidats et d’en savoir plus sur d’intéressantes espèces comme le Tétras du Canada, le Bécasseau semipalmé et le Durbec des sapins. Mon conseil : faites connaissance avec toutes les espèces en lice. Vous pourriez en découvrir une que vous aimeriez observer dans la nature. Ce qui serait en soi un résultat plus qu’appréciable.

Jody Allair est une naturaliste et observatrice d’oiseaux passionnée. En tant que biologiste et éducatrice scientifique pour Études d'Oiseaux Canada, elle coordonne le Bird Science and Environmental Education Program, le Southern Ontario Bald Eagle Monitoring Project, le Ontario Nocturnal Owl Survey et d’autres projets de recherche variés concernant les espèces en danger. Jody a voyagé partout au Canada et aux États-Unis, en Amérique centrale, dans les Caraïbes et en Nouvelle-Zélande.


--ADVERTISEMENT--

Canadian Geographic Magazine
Canadian Atlas Online | Canadian Geographic Photo Club | Kids | Canadian Contests | Canadian Lesson Plans

Royal Canadian Geographical Society | Canadian Geographic Education | Canadian Geographic Challenge | Canadian Award for Environmental Innovation

Jobs | Internships | Submission Guidelines

© 2017 Canadian Geographic Enterprises